C’est un sujet qui revient chaque été dès que les températures grimpent sur ma terrasse. On déplace un pot de fleurs, on voit un petit insecte brun filer, et tout de suite, c’est l’angoisse d’une invasion dans la cuisine.
Pourtant, d’après mon expérience ici, le cafard de jardin (souvent une petite blatte du genre Ectobius) est bien différent de son cousin des villes. C’est un insecte qui vit dehors, aime la lumière et, surtout, n’a aucune envie de coloniser vos placards. Je vous explique comment faire la part des choses sereinement, comme je l’ai appris au fil des saisons.
Contrairement à la blatte domestique, le cafard de jardin est inoffensif. Il vit dans les végétaux et ne survit pas longtemps à l'intérieur de nos maisons car l'air y est trop sec.
- Identification : Couleur beige ou dorée, il est attiré par la lumière naturelle.
- Danger : Aucun risque sanitaire, il ne transmet pas de maladies à l'homme.
- Action : Inutile de traiter chimiquement ; privilégiez le nettoyage des abris humides.
Table des matières
ToggleQu’est-ce qu’un cafard de jardin exactement ?
Le « cafard de jardin » est en fait une blatte sauvage. Contrairement aux idées reçues, il existe des dizaines d’espèces de blattes en France, et la grande majorité préfère de loin le grand air à nos appartements.
Ces insectes mesurent généralement entre 7 et 15 mm. Ils sont de couleur beige clair ou jaunâtre, ce qui les rend assez discrets sur les écorces ou les feuilles sèches. En fait, ils jouent un rôle utile dans votre jardin : ce sont des décomposeurs qui nettoient les débris organiques, un peu comme les cloportes.
Quelle est la différence entre un cafard de jardin et un cafard domestique ?
C’est LA question que l’on me pose souvent quand des amis viennent me voir. Pour ne plus trembler devant chaque insecte brun, il faut observer deux critères simples : le comportement et l’apparence.
Le cafard de jardin est diurne : vous le verrez gambader en plein soleil ou près de vos lumières extérieures le soir. À l’inverse, le cafard domestique (la blatte germanique par exemple) déteste la lumière et attend que vous éteigniez tout pour sortir. C’est une différence fondamentale qui doit vous rassurer immédiatement.
Les cafards de jardin sont-ils dangereux pour l’homme ou le jardin ?
Je vous rassure tout de suite : non, ils ne sont pas dangereux. Ils ne piquent pas, ne mordent pas et ne s’attaquent pas à vos plantations comme pourraient le faire des pucerons ou des limaces.
D’un point de vue sanitaire, ils ne sont pas porteurs des mêmes germes que les blattes de cuisine, car ils ne fréquentent pas les égouts ou les zones de déchets urbains. Dans mon jardin, je les considère comme des auxiliaires de la nature.
Pourquoi apparaissent-ils dans mon jardin ?
Si vous en voyez beaucoup cet été, c’est souvent à cause de la météo. Les épisodes de forte chaleur les poussent à chercher un peu de fraîcheur sous les pots ou dans les paillages. Il n’est pas rare de croiser une mygale de Provence dans ces conditions, une rencontre impressionnante mais généralement sans danger.
Un tas de bois, un paillage un peu trop épais ou des pots de fleurs accumulés contre la façade sont pour eux de véritables palaces. D’ailleurs, selon vos besoins en rangement, dégager un peu les abords directs de la maison suffit souvent à les voir s’éloigner d’eux-mêmes.
Comment reconnaître avec certitude un cafard de jardin ?
| Critère | Cafard de Jardin (Ectobius) | Cafard Domestique (Blatte) |
|---|---|---|
| Couleur | Beige clair, sable, doré | Brun foncé ou roux marqué |
| Activité | Visible le jour, attiré par la lumière | Sort uniquement la nuit |
| Capacité | Vole très bien sur de courtes distances | Court très vite, vole rarement |
| Lieu de vie | Buissons, hautes herbes, bois | Cuisine, moteurs, recoins sombres |
Comment éviter qu’ils entrent dans la maison naturellement ?
Il arrive qu’un cafard de jardin entre par une fenêtre ouverte, attiré par la lumière du salon le soir. S’il entre chez vous, il ne survivra pas longtemps car l’air de nos intérieurs est trop sec pour lui.
Pour limiter ces visites impromptues, je vous conseille de poser des moustiquaires. C’est la solution la plus écologique et la plus efficace. Vous pouvez aussi planter de la lavande ou de la menthe près de vos ouvertures ; l’odeur forte a tendance à déplaire à beaucoup de petits insectes.
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Faut-il agir ou peut-on les laisser tranquilles ?
Dans la majorité des cas, la meilleure chose à faire est de ne rien faire. Utiliser des insecticides puissants dans votre jardin tuerait aussi les abeilles et les coccinelles, ce qui serait bien dommage pour l’équilibre de votre petit coin de verdure.
Cependant, si leur nombre vous incommode vraiment, essayez simplement de réduire l’humidité stagnante. Videz les soucoupes de pots et aérez votre compost. Personnellement, je les laisse vivre leur vie ; ils finissent par disparaître dès que les températures chutent à l’automne.
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